Marie-Laure, brodeuse haute couture

Marie-laure travaille dans les arts du fil depuis 20 ans. Elle est aujourd’hui brodeuse haute couture et nous régale de ses créations personnelles sur son compte @nos.vies.en.rose !



1. Pouvez-vous nous parler de vos passions ?

Je suis passionnée d’arts du fil depuis mon plus jeune âge… Couture, broderie, tricot, dentelle, crochet.. J’ai à peu près tout essayé ! Et sans m’en lasser ! Depuis 30 ans, ça prend une grande place dans ma vie et j’ai décidé tout naturellement d’en faire mon métier. Cela fait maintenant 20 ans que je me suis engagée dans cette voie professionnellement.


2. Parlez-nous de votre métier, et du chemin parcouru jusqu’à lui.

J’ai exercé plusieurs métiers dans ce domaine. J’ai commencé par faire une formation de costumière et j’ai travaillé dans différents ateliers d’opéra et de théâtre. C’était vraiment passionnant de travailler aux côtés d’artistes et de voir l’envers du décor.

Mais j’ai aussi eu l’opportunité de travailler dans la haute couture et c’était un milieu qui m’avait toujours fascinée. J’ai donc commencé une reconversion en broderie haute couture. J’ai beaucoup appris sur le tas, progressé dans ma pratique, découvert de nouvelles techniques… Un bonheur ! Pendant dix ans j’ai eu la chance de broder les plus belles robes des grandes maisons de haute couture.

Je m’occupe maintenant du département arts du fil chez Artesane (un site de cours vidéos d’arts créatifs en ligne). Je crée des cours vidéo sur les sujets qui me passionnent, j’aide à concevoir des kits et des projets pour donner à un plus large public le goût du travail bien fait.


3. Comment vos passions s’expriment-elles dans votre métier ? 

Il faut être passionnée pour faire ce que je fais.

Quand on passe de très longues journées en atelier sur un travail difficile, méticuleux et parfois répétitif, c’est la passion qui nous fait tenir. C’est aussi la passion qui me donne envie de toujours progresser, d’aller plus loin et surtout d’apprendre. 

C’est indispensable dans ce métier.


4. Pour vous, qu’est-ce que la féminité ?

Je n’y pense pas vraiment en ces termes… Il y a autant de féminité que de femmes.

Je voudrais que chaque femme puisse complétement s’exprimer comme elle est sans être bloquée par des cases, des conventions et le jugement des autres. Penser tout le temps en terme de masculin et de féminin, ça pose tellement de limites…

Mais tout ça va passer par une vraie remise en question de la masculinité aussi, et il y a encore du travail à faire.


5. La féminité a-t-elle une place dans votre métier ?

Je travaille dans une profession très féminine, donc forcément, oui. Mais je le vois comme une force. Les savoir-faire que j’aime et que je défends ont été transmis par les femmes et donc souvent un peu méprisés, alors qu’en fait c’est un savoir faire très complexe, une vraie richesse, un patrimoine dont les femmes peuvent être fières !


Merci Marie-Laure !

– propos recueillis par Marie-Amélie Clement

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