« Nous le savons tous : jouer dehors, c’est bon.

Ça régularise les comportements des enfants, contribue à réduire leur stress (de plus en plus important, malheureusement) et leur anxiété. Jouer dehors, en toute liberté, c’est bon pour tous, adulte ou enfant.

Comment en sommes-nous venus à perdre le réflexe de ce geste si simple, en tant que société ?

Pourtant, je constate que, plus souvent qu’autrement, il y a plus de parents que d’enfants dans les modules de jeu. Des parents occupés à proposer des idées, à surprotéger, à inventer des jeux à la place de leur enfant.

Je constate qu’il arrive régulièrement qu’un enfant n’a pas le droit de creuser dans la terre, car il va salir ses vêtements, parce que c’est « dégueulasse ».

Qu’un enfant n’a pas le droit de ramasser des branches, encore moins de jouer avec des bâtons ou des cailloux, parce que c’est « dangereux » et qu’il va faire mal à quelqu’un.

Qu’un enfant n’a pas le droit de grimper dans les arbres pour découvrir sa force, parce qu’il va tomber.

On demande à nos enfants d’être courageux et brave, d’être résilient, sensible et créatif, mais laissons-nous réellement l’espace nécessaire pour qu’ils déploient leur personnalité de cette façon ?

Lorsque mes enfants jouent dehors, je les vois heureux, vivants, débordants d’énergie et de vitamines. Leurs yeux pétillent, leur imagination déborde, leur débrouillardise est à son comble.

Les voir explorer la pluie, l’observer, la goûter, courir exaltés dans les flaques d’eau me fait réaliser que la vie est simple et belle. »



–> Retrouvez l’article d’Elisabeth Simard en entier ici.


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« Offrons aux enfants de grands jardins dont ils peuvent prendre soin eux-mêmes et au sein desquels ils pourront observer les myriades de vie et d’insectes qu’ils abritent, récolter les fruits des arbres, entretenir des potagers, prendre soin des animaux et cohabiter avec eux.« 


« Le cerveau humain ne peut pas comprendre ce qu’il ne vit pas : aucune description, aucune image ne peut remplacer la leçon sensorielle, grandiose et vivante offerte par la nature. »



Céline Alvarez, in Les Lois naturelles de l’enfant

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