Grand séducteur pour certaines, grand misogyne pour d’autres… A cette époque où chaque chose doit entrer dans une case, James Bond nous laisse sans réponse. Amoureux ? Prédateur sexuel ? Manipulateur ? Séducteur ?

Questionnée par ces critiques sur les pratiques peu correctes de 007, j’ai voulu aller m’en faire une idée – ne manquant pas au préalable de regarder à nouveau les trois derniers opus. Et bien évidemment, je suis retombée amoureuse de ce super-héros qui s’en sort toujours, épris de justice…et de femmes.

Mais j’ai surtout été frappée de voir combien cet homme, dont la personnalité s’affine au gré des films, était blessé.

Cette blessure d’amour, provoquée par la perte de ses parents, peut nous laisser penser qu’il est et sera toujours en quête du plus grand amour, plus fort, plus intense. Peut-être croit-il que la multiplication des rencontres remplira pour de bon son réservoir d’amour à jamais vidé. Car de prime abord costaud et dur, James Bond est avant tout un amoureux, un passionné qui se laisse aimer, et blesser, par de nombreuses femmes.

Grand séducteur, certes. Mais certaines des femmes qu’il emmène dans son lit le marquent plus que d’autres, et ce dernier opus nous montre à quel point ces femmes le bouleversent et le guident vers des chemins plus sinueux, l’entraînant parfois au bord de la perte. Ce nouvel épisode nous rappelle à quel point James Bond croit finalement à l’amour et veut le vivre, intensément. A quel point l’amour le rattrape et l’embrase pour de bon.

Alors je ne peux que penser à cette tirade de Perdican, dans « On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de Musset : « tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux (…); toutes les femmes sont perfides, artificieuses (…) mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.

On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui
».


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