Etre mère en 1950, 1980 ou 2010.

Ma grand-mère a 96 ans.
Ma mère, 64 ans.
Ma sœur, 34 ans.

Je leur ai posé la même question : « En devenant mère, quels sont les trois conseils que vous avez le plus reçus sur la façon de s’occuper d’un enfant et de l’élever ? »



Dans les années 1950, on disait à une jeune maman :

– Laisse-le pleurer au début, il s’habituera
– Ne te fais pas de soucis pour de petites choses
– Il faut choyer ton enfant et rester ferme en même temps


Dans les années 1980, on disait à une jeune maman :

– Le sommeil d’un petit est le plus important, il faut le respecter et l’observer
– Ne complique pas la vie de ton enfant en lui demandant sans cesse son avis, il doit s’appuyer sur un parent qui sait
– Un enfant doit se sentir aimé inconditionnellement


Dans les années 2010, on dit à une jeune maman :

– Ne le berce pas trop, il doit apprendre à s’endormir seul
– Profite quand ils sont tout-petits, ça passe vite
– C’est important de mettre des mots sur ses émotions pour qu’il comprenne ce qu’il vit


Ces conseils sont chuchotés dans l’intimité familiale par la mère ou la sœur, aussi bien qu’énoncés par l’infirmière à la maternité ou encore délivrés par un expert dans un livre ou sur un plateau de télévision.

Certaines mamans y sont très sensibles, les écoutent, les méditent, tentent de les appliquer à tout prix, quand d’autres les prennent avec distance et se font confiance.

Est-ce si différent de mettre au monde un enfant aujourd’hui et en 1950 ?

Nos grands-mères, qui n’avaient pas accès aux récentes découvertes en neurosciences sur le cerveau de l’enfant, n’étaient-elles pas riches d’un bon sens sur lequel beaucoup n’osent plus se reposer ?

Les invariants qui traversent les générations, la transmission de réflexes et de principes, les découvertes récentes, les doutes et les certitudes.

Que nous disent ces petites phrases de l’évolution de notre société, de son regard sur l’enfant et sur la maternité ?

L’importance du sommeil et de l’allaitement.
La bienveillance et la fermeté.
L’amour.


Les besoins fondamentaux d’un petit être qui dépend des adultes pour vivre et grandir.

Finalement, c’est peut-être cela qu’une maman doit aujourd’hui le plus entendre. Que quel que soit le siècle et les convictions dont il est pétri, une maman reste d’abord celle qui hésite, essaye, se trompe, recommence, apprend, mais toujours de son mieux.

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