De l’auto-infantilisation médicale.

Une question me taraude dernièrement.

Pourquoi, parfois, en face d’une blouse blanche je perds mon aptitude à être adulte ?

Par « être adulte », j’entends ma capacité à exprimer mon ressenti, mes maux et mes décisions. À me faire entendre. A dire que je ne suis pas d’accord ou, au moins, à nuancer le discours que je reçois.


J’ai confiance en la médecine et en ceux qui l’exercent. Mais, parfois, j’ai l’impression d’avoir à nouveau 4 ans ou seulement 3 neurones alignés.

Je suis venue pour une toux, une échographie, une entorse. Peu importe la raison ou le spécialiste. Devant certains médecins, j’accepte inconsciemment de me faire parternaliser ou sermonner. Je subis certains actes que je n’avais pas voulus. J’entends des discours que je désapprouve et, pourtant, je ne bronche pas. Enfin, pas toujours.

Bien sûr, je rencontre aussi des soignants qui m’écoutent et me respectent. Des personnes humaines et généreuses. Heureusement.

Alors, à quoi cela est-il dû ?

N’est-ce qu’une question de génération dans le corps médical ?
Est-ce plus courant avec des médecins hommes que femmes ?
Quelle formation reçoivent-ils dans le domaine de l’humain, du rapport à l’autre, de la psychologie ?
Sont-ils plus scientifiques qu’altruistes ?

Autant de questions qui m’interrogent et me tracassent.

Et vous, qu’en dites-vous ?

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